26 mai 2013

MANIFESTATION POUR L'ENCADREMENT DES LOYERS

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REVENDICATIONS

 

Ce week-end, Rudy Vervoort, nouveau Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale, emmène les membres du gouvernement bruxellois en séminaire à la Côte belge, pour faire avancer « quelques dossiers en souffrance » de cette fin de législature.

 

Au même moment et quelle que soit la météo, les Bruxellois descendront dans la rue ce samedi pour exprimer leurs difficultés à trouver un logement. Ce hasard de calendrier (ou signe du destin) leur permet de rappeler au gouvernement que 50% des ménages bruxellois sont dans les conditions de revenu leur permettant théoriquement d’accéder au logement social, que seul 8% du parc de logements est constitué de logements sociaux et que 41.000 ménages sont inscrits sur les listes d’attente.

 

Face à ces chiffres abyssaux, il conviendrait qu’au terme du week-end, le gouvernement puisse enfin tomber d’accord sur quelques nécessités pressantes :

 

1. Puisque les Bruxellois sont aujourd’hui majoritairement logés sur le marché privé qui pratique des loyers insoutenables pour la plupart des familles, il est essentiel de mettre en place un système de régulation des loyers basé sur la réelle capacité contributive des Bruxellois. L’accord de majorité du gouvernement bruxellois prévoyait de faire des pas en ce sens. A un an de la fin de la législature, il est plus que temps d’avancer !

 

2. Le foncier public est un bien commun qu’il convient de préserver en toutes circonstances : il faut mettre un point d’arrêt aux politiques de délestage des terrains publics au profit du marché privé. Les terrains publics doivent servir exclusivement à des fins d’intérêt général (logements aux loyers abordables, équipements collectifs de proximité) et pour une grande part à la construction de logements sociaux.

 

3. Le foncier public étant un moyen déterminant pour endiguer la spéculation immobilière, il convient de se doter d’outils efficaces permettant d’en augmenter la part. Une réforme et un usage soutenu d’outils tels qu’un véritable droit de préemption assorti d’une fixation du prix par les pouvoirs publics sont essentiels et urgents pour contrer la crise du logement.

 

 4. Le territoire étant limité et les besoins en logement énormes, il faut imposer (et non suggérer) aux grands projets immobiliers la construction et la cession d’une part significative de logements (au moins 15% en surfaces, éventuellement modulable si des besoins en équipements sont identifiés) aux pouvoirs publics qui devront les destiner en priorité aux mals logés.

 

Beau temps ou mauvais temps dans le ciel, ce week-end, les Bruxellois exigent avec fermeté une éclaircie sur le front du logement.

 

Communiqué commun aux associations appelant à participer au « Marathon du logement » :

Brusselse raad voor het leefmilieu, Centre Bruxellois d’Action Interculturelle, Chez nous – Bij ons, Collectif ALARM, CSC Bruxelles, Equipes Populaires Bruxelles, Fédération bruxelloise de l’union pour le logement, Inter-Environnement Bruxelles, Ligue des droits de l’homme, Maison de quartier Bonnevie, MOC Bruxelles, Plus Tôt Te Laat, Rassemblement bruxellois pour le Droit à l’Habitat, Syndicat des locataires, Union des Locataires du Quartier Nord, Union des Locataires d’Anderlecht-Cureghem, Woningen 123 Logements.

 

24 mai 2013

 

24 mai 2013

APPEL À L'ACTION NATIONALE/OPROEP NATIONALE  ACTIE

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Signataires de cet appel

De volgende organisaties steunen deze oproep

ABVV - Algemeen Belgisch Vakverbond / FGTB - Fédération générale du Travail de Belgique

ACV - Algemeen Christelijk Vakverbond / CSC - Confédération des Syndicats Chrétiens

ADAS - Association de défense des allocataires sociaux

ADDE - Association pour le Droit des Etrangers

APD - Aide aux Personnes Déplacées

Attac Vlaanderen

Attac Wallonie Bruxelles

Atelier des Droits sociaux

Cap Migrants

Caritas International

Centre Avec ASBL

Centre d’Action laïque

Centre Familial Belgo Immigré

CIRE - Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Etrangers

CLEA - Comité pour la Liberté d'Expression et d'Association

Collectif Solidarité contre l’Exclusion

Comac en Droit

Comité voor Hulp aan Vluchtelingen / Comité Belge d’Aide aux Réfugiés

Democratie 2000

 Equipes populaires

Espace 28 ASBL

FASS - Fédération des Associations

Fédération des Maisons Médicales et des Collectifs de santé francophones

FLBP - Forum Bruxellois de Lutte contre la Pauvreté

Free Clinic

Geneeskunde voor het Volk / Médecine pour le Peuple

Gezinsbond

Jesuit Refugee Service Belgium

Justice et Paix

KWB - Kristelijke Werknemersbeweging

La Chom'hier

Ligue des Droits de l’Homme

MOC - Mouvement Ouvrier Chrétien

Netwerk tegen Armoede

Objectief VZW

Ordre français du barreau de Bruxelles

Pax Christi Vlaanderen

Pax Christi Wallonie-Bruxelles

PICUM

PLN - Progress Lawyers Network

Point d’Appui

Protestants Sociaal Centrum / Centre social protestant

Recht op Migratie

Regionaal Integratiecentrum FOYER VZW

Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté

SAD - Association Syndicale des Magistrats

SAD - Syndicat des Avocats pour la Démocratie

Samenlevingsopbouw Brussel

Service Droit des Jeunes

 

Service Social de Solidarité Socialiste

Services Sociaux des Quartiers 1030

SIREAS - Service International de Recherche, d’Education et d’Action Sociale

Syndicat des Locataires

Vie Féminine

Vluchtelingenwerk Vlaanderen

Vrouwenraad

 

17:47 Écrit par SYNDICAT DES LOCATAIRES TEL: 02/522 98 69 dans ACTIONS, COMMUNIQUÉS DE PRESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aide juridique, stop au démantèlement du droit à l'assistance juridique, elio di rupo, syndicat des locataires, ciré, ldh, huurdersbond, abvv - algemeen belgisch vakverbond fgtb - fédération générale , acv - algemeen christelijk vakverbond csc - confédération des s, adas - association de défense des allocataires sociaux, adde - association pour le droit des etrangers, apd - aide aux personnes déplacées, attac vlaanderen, attac wallonie bruxelles, atelier des droits sociaux, cap migrants, caritas international, centre avec asbl, centre d’action laïque , centre familial belgo immigré, cire - coordination et initiatives pour réfugiés et etrangers, clea - comité pour la liberté d'expression et d'association, collectif solidarité contre l’exclusion, comac en droit, comité voor hulp aan vluchtelingen comité belge d’aide aux réfu, democratie 2000,  equipes populaires, espace 28 asbl, fass - fédération des associations, fédération des maisons médicales et des collectifs de santé fran, flbp - forum bruxellois de lutte contre la pauvreté, free clinic, geneeskunde voor het volk médecine pour le peuple, gezinsbond, jesuit refugee service belgium, justice et paix, kwb - kristelijke werknemersbeweging, la chom'hier, ligue des droits de l’homme, moc - mouvement ouvrier chrétien, netwerk tegen armoede, objectief vzw, ordre français du barreau de bruxelles, pax christi vlaanderen, pax christi wallonie-bruxelles, picum, pln - progress lawyers network, point d’appui, protestants sociaal centrum centre social protestant, recht op migratie |  Facebook |  Imprimer |

15 mai 2013

Les loyers grimpent, descendons dans la rue !

 

Les loyers grimpent, descendons dans la rue !

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14 mai 2013
 

La crise du logement qui sévit à Bruxelles est de plus en plus aigüe. Forcés de consacrer une part toujours plus critique de leurs revenus à se loger, nombre de Bruxellois et de Bruxelloises éprouvent de plus en plus de mal à trouver un logement accessible et de qualité. Depuis plus de 20 ans, les politiques mises en place par les autorités ont été incapables de répondre à la situation parfois dramatique dans laquelle glissent de nombreux ménages. Il est grand temps d’agir pour produire massivement des logements réellement accessibles, et pour empêcher la hausse des loyers.

L’échec des politiques régionales

Alors que près de 50% des familles de la capitale sont dans les conditions d’accès à un logement social, cet ancien « fer de lance » de nos politiques sociales ne représente que 8% du parc de logements de notre Région (+/- 39.000 unités). Des aides considérables ont été attribuées pour soutenir la rénovation de logements publics comme privés, mais leurs effets sont restés plus que limités pour certaines couches de la population. Pendant ce temps, la construction de nouveaux logements publics accessibles aux plus bas revenus est restée dramatiquement insuffisante. Le bilan du Plan Logement de 2004 est particulièrement décevant : sur les 5000 logements publics locatifs annoncés pour 2009, seuls 1040 étaient sortis de terre fin 2012. En 10 ans (2002-2011), on n’a réalisé que 440 logements sociaux supplémentaires, alors le nombre de ménages sur les listes d’attente a augmenté de 16.000 (pour atteindre aujourd’hui 41.000 ménages). Pourquoi cette lenteur ?

Les pouvoirs publics se sont peu à peu tournés vers d’autres politiques que le logement social : aides à l’acquisition, Agences Immobilières Sociales, Fonds du Logement,… Autant de dispositifs qui constituent désormais le corps de la politique du logement de notre Région. Ceci explique sans doute le glissement sémantique opéré au début de cette législature : aujourd’hui, plus personne ou presque n’utilise le terme de « logement social », on ne parle plus que de logements à « gestion publique et à finalité sociale »… La production de logements réellement sociaux semble bel et bien au point mort, remplacée par un logement semi-privé/semi-public souvent acquisitif. Avec quelles conséquences à long terme ?

Même les Sociétés Immobilières de Service Public, en charge du logement social, seront désormais, avec l’entrée en vigueur du nouveau Code du Logement, habilitée à gérer un certain quota de logements moyens. Bruxelles ne cesse de creuser son fossé social, elle exclut les plus pauvres et peine à retenir la classe moyenne.

Un bon plan pour le logement ?

La crise du logement public n’est en fait « que » la partie apparente du problème. Logements insalubres, sur-occupation, vendeurs de sommeil, endettement, expulsions,… Les situations individuelles vécues par un nombre croissant de ménages sont moins médiatisées, mais pas moins interpellantes. Les demandes d’aide auprès des CPAS et associations de première ligne sont en hausse constante, alors que la situation générale du logement ne donne aux ménages en détresse aucune perspective pour sortir de leurs difficultés.

Pendant ce temps, le Gouvernement semble ne plus jurer que par « l’internationalisation » comme remède aux problèmes de sous-financement de la Région. Il mène des politiques de rénovation urbaine favorisant des hausses immobilières qu’aucun dispositif légal ne cherche à encadrer sérieusement. Il offre les rares réserves foncières de Bruxelles à des investisseurs en quête de profits…

Face à cette situation dramatique, il est grand temps que notre Gouvernement prenne la mesure des véritables enjeux qui traversent notre ville et les décisions qui s’imposent. Des mesures d’encadrement des loyers couplées à une forte taxation des logements vides devraient permettre une modération durable des loyers sur le marché privé. La production massive de logements publics locatifs, dont une grande part de logements sociaux, est l’autre grand chantier qui permettrait d’enrayer ce cycle infernal. Ces mesures de bon sens impliquent d’arrêter les politiques diminuant la maîtrise publique du foncier, et de réserver aux seules conditions sociales modestes les aides publiques permettant l’accession à la propriété dans notre territoire confiné.

À l’heure où le Gouvernement finalise son nouveau Plan Régional de Développement Durable, censé traduire les grandes priorités d’actions de la Région à l’horizon 2020, nous réclamons avec force qu’il adopte de telles mesures. Bruxelles a besoin d’urgence d’une politique ambitieuse d’accès équitable au logement ! Cela doit être l’un des principaux objectifs de tout plan de développement.

Le 25 mai, nous appelons les habitants à soutenir ces revendications lors d’une mobilisation festive dans les rues de Bruxelles : une marche qui mettra en scène le parcours du combattant pour trouver un logement décent et abordable dans la capitale.

 

Carte blanche publiée dans « Le Soir » en ligne, le 14 mai 2013

Signataires :
Brusselse raad voor het leefmilieu, Centre Bruxellois d’Action Interculturelle, Chez nous – Bij ons, Collectif ALARM, CSC Bruxelles, Equipes Populaires Bruxelles, Fédération bruxelloise de l’union pour le logement, Inter-Environnement Bruxelles, Ligue des droits de l’homme, Maison de quartier Bonnevie, MOC Bruxelles, Plus Tôt Te Laat, Rassemblement bruxellois pour le Droit à l’Habitat, Syndicat des locataires, Union des Locataires du Quartier Nord, Union des Locataires d’Anderlecht-Cureghem, Woningen 123 Logements.


03 mai 2013

MARATHON DU LOGEMENT

MARATHON DU LOGEMENT.png

 

 

marathon du logement


Grand Marathon du logement, le 25 mai à Bruxelles !


Les loyers grimpent, descendons dans la rue !

À Bruxelles, la crise du logement frappe de plus en plus durement les plus pauvres mais aussi les classes moyennes.

Le 25 mai, plusieurs organisations bruxelloises (IEB, BRAL, Ligue des droits de l’homme, CSC-Bruxelles, FEBUL, MOC-Bruxelles, Equipes Populaires – Bruxelles, IEB, Syndicat des Locataires, …) appellent à manifester pour demander la mise en œuvre urgente de solutions telles que la construction massive de logements publics, notamment sociaux, et l’encadrement des loyers sur le marché privé.

Afin de porter ces revendications dans l’espace public avec force et bonne humeur, elles organisent le Marathon du chercheur de logement, mettant en scène la disparité entre l’offre et la demande, les listes d’attente, les obstacles et les discriminations…

Rendez-vous samedi 25 mai à 14h sur la place Rouppe pour vous inscrire.

Nombreux lots de consolation à la clef !

***

De Grote Woning Marathon, op 25 mei in Brussel !

Huurprijzen exploderen, kom manifesteren!

De wooncrisis slaat ongenadig toe bij de armsten onder de Brusselaars maar laat zich ook steeds meer voelen bij de Brusselse middenklasse.

Op 25 mei, roepen verschillende Brusselse organisaties ( BRAL, Ligue des droits de l’homme, ACV-Brussel, BFHV, MOC-Brussel, Equipes Populaires-Brussel, IEB,Huurdersbond,…) op om te betogen. Ze vragen dringende actie voor enerzijds een massale constructie van publieke, en meer bepaald sociale, woningen, en anderzijds voor een regulatie van de huurprijzen op de privémarkt.

Om deze eis publiek te maken zullen we het hindernissenparcours verbeelden dat veel Brusselaars moeten doorworstelen om een woning te vinden: de kloof tussen vraag en aanbod, de wachtlijsten, de obstakels en discriminaties, en natuurlijk de te hoge huurprijzen…

Afspraak op zaterdag 25 mei om 14u op het Rouppeplein

Er worden veel troostprijzen voorzien !