12 mars 2014

EXPULSIONS DANS LE LOGEMENT SOCIAL

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Voir également circulaire SLRB du 16/11/2000

25 octobre 2013

LETTRE D'UNE ENSEIGNANTE AU MINISTRE DOULKERIDIS

Royer Morgane,                                                                                         Ixelles, le 24 octobre 2013.

 

130 Rue Sans Souci,
1050 Ixelles.

 

 

 

 

 

Objet : Expulsion de 220 personnes de l’ancien bâtiment du Gesù à Saint-Josse.

 

 

 

Monsieur le Secrétaire d’État du Gouvernement bruxellois,

 

 

 

            Ce soir, je me permets de vous écrire pour vous exposer, d’une part, en tant que jeune enseignante, mes interpellations et mon inquiétude concernant la situation de neuf élèves Rom vivant dans l’ancien bâtiment du Gesù à Saint-Josse, et, d’autre part, en tant que citoyenne, je souhaiterais vous livrer mes craintes et de ma tristesse concernant la réalité actuelle des Rom en Belgique.

 

            Premièrement, en tant qu’enseignante, je m’adresse à vous au nom de toute l’équipe pédagogique de l’école dans laquelle je travaille, à savoir l’école n°2 d’Ixelles, l’école Sans Souci, ou, peut-être, devrions-nous plutôt l’orthographier l’école « Cent Soucis », cette appellation serait, sans nulle doute, plus fidèle aux situations auxquelles nous sommes confrontés quotidiennement et pour lesquelles nous nous battons jour après jour. Ce jeudi 24 octobre n’aura pas été l’exception.

 

 

            En tant que Secrétaire d’État du gouvernement bruxellois, chargé du logement, et en tant que Ministre-Président du Gouvernement francophone bruxellois de l’Enseignement notamment, j’ose croire que cette lettre retiendra toute votre attention puisqu’elle combine et questionne ces deux volets, dont vous avez la charge.

 

 

            Nous imaginons que l’intitulé de cette lettre ne vous aura pas échappé et qu’il vous évoquera toute une série d’éléments relatifs à ce dossier hautement complexe. Nous espérons également qu’il suscitera en vous, non seulement, une motivation de fer pour, comme vous l’écrivez, trouver « des solutions durables face aux crises sociales […] que traverse notre société au 21e siècle», mais aussi, qu’il réveillera en vous des visages d’hommes, de femmes et d’enfants Rom qui tentent, souhaitent et réussissent à s’intégrer. Car, c’est en tant qu’acteurs de premier plan, confrontés à ces enfants de chairs et de sourires, que nous aimerions venir en aide aujourd’hui.

 

 

            Toutefois, il nous semble primordial d’attirer votre attention sur divers aspects pédagogiques qui, à nos yeux, permettront d’analyser cette problématique complexe sous une approche plus systémique. Ainsi, cela fait déjà de nombreuses années que nous accueillons plusieurs familles Rom au sein de notre école. Depuis février 2010, ces familles sans abri, ont occupé le bâtiment du Gesù à Saint-Josse. Leurs enfants ont été scolarisés dans notre école à différents niveaux tant de maternelle que de primaire. Dès les premiers jours, il nous a semblé évident qu’il y aurait énormément de travail à réaliser avec ces élèves, vivant dans une situation de précarité extrême tant matérielle que psychologique.

 

 

            Au travers de cette démarche, nous voulons vous expliquer à quel point ces familles, notamment celles de Dunova, Mroc et Duna, se sont appliquées à respecter les règles de l’école, à s’intégrer, à participer et à tout mettre en œuvre pour permettre à leurs enfants de maintenir une scolarité que l’on pourrait désigner de « normale ». Ce soir, il est urgent de dépasser les affligeants constats sur la situation de ces communautés au regard de leur parcours scolaire, généralement chaotique, que nous rapportent les médias et les politiques. Partager avec vous ces trajectoires individuelles nous paraît fondamental pour que vous, les politiques et l’opinion publique puissent entendre une réalité qui existe mais qui, selon nous, est trop souvent tue : celle d’une intégration scolaire réussie. Nous vous mentirions si nous vous disions que ces réussites scolaires, ces évolutions et les changements de comportements de ces familles se sont faits du jour au lendemain. Cependant, après plusieurs mois où nous avons véritablement dû les apprivoiser et apaiser leurs craintes quant à l’école et à nos intentions [rapport douloureux à l’institution scolaire];  leur motivation, leur engagement et leur respect vis-à-vis de nous se sont directement faits sentir.  Les évolutions que nous avons constatées au cours de ces trois dernières années sont les suivantes :

 

-          Durant les années scolaires 2011-2012 et 2012-2013, les pères Mroc, Dunova et Duna ont, tous les matins, conduit leurs enfants à l’école. Cela quelque fut leurs conditions matérielles et psychologiques, souvent catastrophiques.

 

-          Alzbeta Dunova, élève de 3ème année primaire, s’effondrait psychologiquement, stagnait voire régressait au niveau de ses apprentissages durant sa seconde troisième maternelle où elle ne put être régulière à l’école. Lorsque ses parents ont compris la réelle nécessité et l’espoir que renfermait sa scolarisation sur son avenir et celle de sa famille, elle ne fut plus jamais absente. L’école lui a permis d’assouvir certains de ces besoins fondamentaux tels que le sentiment de sécurité, qui ne peut être rempli que dans un environnement stable et prévisible, sans anxiété, ni crise. À partir de ce jour, nous l’avons vue s’épanouir, s’ouvrir doucement aux apprentissages, prendre du plaisir dans la lecture et l’écriture, base fondamentale à son émancipation et autonomie future.

 

-          Yuba Mroc, élève de 6ème année primaire, a choisi, l’année dernière, de redoubler sa sixième afin d’améliorer sa lecture, de peaufiner sa compréhension du français et de continuer à apprendre à calculer. Consciente de la chance qu’elle a d’être scolarisée et de pouvoir espérer sortir de l’école en sachant lire, écrire et calculer, aujourd’hui, elle nous a confié avoir peur et être triste de ne pouvoir réaliser ce rêve.

 

-          L’ensemble de ces élèves ont trouvé des repères dans l’enceinte de notre école. Ces repères, dont ils manquent furieusement, leur permettent de s’inscrire dans les apprentissages.

 

Nous pourrions vous écrire des dizaines de lignes concernant les avancées de ces élèves, à savoir Rutzena Mroc (3ème mat.), Carol Duna (3ème mat.), Viktor Duna (2ème p.), Viktor Mroc (2ème p.), Alzbeta Dunova (3ème p.), Adam Mroc (3ème p.), Viktoria Dunova (4ème p.), Andrej Duna (6ème p.) et Yuba Mroc (6ème p.) ; car leurs trajectoires individuelles sont la preuve de la motivation, de l’engagement, de la volonté et de la force avec laquelle leurs familles se battent pour s’intégrer envers et contre les stigmatisations, les préjugés et les stéréotypes dont ils sont les victimes.

 

 

            Monsieur le Ministre-Président, nous vous demandons, honnêtement, comment pouvons-nous, en tant que citoyens belges, leur prier de s’intégrer et, parallèlement, dès lors qu’ils se sont, eux et leurs enfants, intégrés quelque part les obliger à changer une nouvelle fois de vie ? N’est-ce pas contraire à leur intégration que de les contraindre à quitter les seuls repères qu’ils étaient enfin parvenus à se construire ?

 

 

            Qui plus est, Monsieur le Ministre-Président, cette situation d’urgence dont nous avons été alertées par un des pères nous questionne : « En tant qu’enseignant, en première ligne de l’accueil de ces enfants, quel rôle jouons-nous pour eux ? ». Comprenez que nous sommes touchés par le message subliminal que les hauts placés nous renvoient : investissez-vous jour après jour mais sachez qu’au moindre soubresaut, nous les expulserons sans nous soucier de vous en avertir, sans que vous puissiez organiser quoi que ce soit pour réduire leur malheur, sans nous soucier du lieu où ils seront re-scolarisés (si seulement ils le sont) ni de la langue dans laquelle cela se fera…

 

 

            Entendez les craintes, les peurs, les émotions que cette situation suscite au sein de toute une équipe pédagogique qui s’est investie pour changer le destin de quelques enfants et, plus largement, de plusieurs familles. Comprenez notre colère et notre tristesse de n’avoir que 24H pour « agir », décision prise la veille de vacances scolaires.

 

 

            Nous sommes conscients de la complexité de la problématique des Rom en Belgique et, plus largement, en Europe. Nous sommes conscients qu’il n’est dans votre pouvoir de la changer. Nous sommes également conscients que vous êtes coincés par le manque de logement dont dispose Bruxelles. De plus, nous concevons la décision du bourgmestre concernant l’arrêté d’insalubrité du 05/12/2011, renforcée par la décision actuelle du propriétaire de l’immeuble. Ce verdict flottait au dessus de leur tête depuis plusieurs années telle une épée de Damoclès aiguisée.

 

 

            Néanmoins, nous ne comprenons pas l’Urgence qui accompagne cette sentence. Pour quelles raisons leur accorder que dix jours pour quitter les lieux, sachant qu’ils l’ont appris aujourd’hui ce qui ne leur laisse plus que trois jours ? Pourquoi semer la peur et l’urgence au sein des familles ? Savez-vous que cette tension, ces peurs et ces sentiments d’insécurité se sont ressenties aujourd’hui, à notre échelle, au travers les enfants ? Pour quelles raisons ne pas envisager les choses de manière plus paisibles ? L’insalubrité ne date pas d’hier, pourquoi mettre un ultimatum si court ?

 

Comme Jacques van der Biest, Président de l’Union des Locataires Marollienne, le demande : « estime-t-on supportable dans une démocratie d’exclure physiquement des habitants parce qu’ils sont démunis ? ».

 

 

            L’expulsion de leur domicile est compréhensible. Toutefois, il est inhumain qu’elle se fasse dans la précipitation et sans respecter leurs droits. Que 96 enfants se retrouvent dans la rue ne peut être imaginé. Dès lors, il est primordial de leur laisser le temps d’envisager des solutions alternatives. Ayant rencontré différents acteurs investis dans cette problématique, nous osons espérer que les trois jours dont ils disposent pour vous « prouver » leur volonté et leur capacité à conserver ce bâtiment propre leur seront suffisants. Toutefois, ne perdez pas de vue que nous les avons laissés dégrader cette situation durant trois ans, auront-ils seulement le temps de réparer tous les dégâts engendrés tant au niveau de l’hygiène, de la sécurité et de la cohésion au sein de leur squat en trois jours ?

 

 

            À quelques mois des élections, nous, corps enseignant, nous nous demandons si nous pouvons distinguer les différents partis politiques dont le vôtre ÉCOLO en fonction de la réponse apportée par rapport à la défense des droits des minorités ?

 

 

Monsieur le Ministre-Président, nous espérons de tout cœur, que nos mots (nos maux) trouveront échos dans vos décisions et dans les mesures que vous prendrez pour permettre enfin à ces gens et, plus précisément, à leurs enfants d’avancer, de regarder vers l’avant et de pouvoir concevoir un avenir.

 

 

Nous ne doutons pas que vous agirez en votre âme et conscience pour solutionner le plus rapidement la situation insoutenable de ces 220 personnes.

 

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.

 

Morgane Royer  au nom de

 

L’équipe pédagogique de l’école Sans Souci sous la direction de Madame Aegten.



Morgane Royer

06 juin 2013

LES LOYERS NE SERONT PAS ENCADRÉS

LA TELE DU SL TLB 5:6:2013.png

26 février 2013

DÉBAT DROIT À LA VILLE

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04 octobre 2012

GRAND DÉBAT POPULAIRE

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PHOTO Rachid Anir Moumni

21 mars 2012

MOBILISATION CONTRE LES ANTENNES-RELAIS !

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27 février 2012

LE LOGEMENT SOCIAL EST-IL AU-DESSUS DES JUGEMENTS?

LE LOGEMENT SOCIAL EST-IL AU-DESSUS DES JUGEMENTS ?.png

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29 novembre 2011

16 500 000 € qui partent en fumée

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26 octobre 2011

AINSI FOND, FOND, FOND NOTRE PETITE ÉCONOMIE

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02 avril 2011

LA BRIQUE ET LE PHARE DU LOGEMENT SOCIAL

 

La Brique et Le Phare du logement social

 

IXELLES

Le syndicat des locataires a délivré sa Brique d’or au plan de rénovations du Foyer ixellois

HONNEUR Il ne se borne pas à faire pression sur les 32 SISP de la région, le Syndicat des locataires ! Une fois l’an, il décerne des lauriers de poids, sa Brique d’or. Deux raisons clés à l’attribution 2010 du symbole au Foyer ixellois (FI) : “Cette société immobilière de service public a une véritable volonté de bien faire son boulot !”, atteste José Garcia.

Hors ce préambule, le secrétaire général de l’ASBL mit d’abord à l’avant-plan les avancées (encore en cours, ne fût-ce que via les 200 toits prévus dans le projet Ernotte) en termes de réhabilitation de biens. Ensuite, la signature, entérinée vendredi, d’une collaboration Syndicat des locataires de logements sociaux/foyer.

Cette Convention collective de l’habitat a ceci de neuf qu’un locataire social en litige avec le foyer peut, dorénavant, faire appel au SLLS. Sans risquer des bâtons dans les roues ! “L’engagement démontre un caractère démocratique et ouvert.” En sus, le texte fige dans le marbre une transparence dans le transfert d’infos entre les deux entités.

L’hommage, pour sûr , fait chaud au cœur des Anne Delvaux (PS) et Gauthier Calomne (MR), respectivement présidente et administrateur délégué de l’institution. En décembre 2009, douze petits mois après la nomination de Jacques Jourquin à la fonction suprême de directeur gérant, le couple faisait déjà état d’un revirement à 180 degrés. Via une charte centrée sur “la dignité” des locataires. Un joli phare (clin d’œil au trimestriel édité par le syndicat) dans une brume se dissipant…

Qui, parmi les résidents du FI, a en effet oublié qu’une année plus tôt, fin 2009, un audit avait assassiné les précédentes gestionnaires du foyer ? L’on y évoquait 36.000 raisons de procéder à un nettoyage : attributions irrégulières, travaux réalisés hors procédure, etc.

La tâche des néo-boss demeure de taille. Notamment côté accompagnement social de locataires appelés à une gigantesque transhumance… pour cause de rénovations !

Guy Bernard

 

 

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CALOMNE,DELVAUX,DOULKERIDIS,GARCIA,JAMART ET JOURQUIN

photos de ajfgustin

13:19 Écrit par SYNDICAT DES LOCATAIRES TEL: 02/522 98 69 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : doulkeridis, delvaux, calomne, garcia, jamart et jourquin, brique d'or |  Facebook |  Imprimer |

04 août 2010

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MINISTRE DOULKERIDIS Christos

Un signal positif dans la lutte contre les logements inoccupés

Bruxelles, mercredi 4 août 2010. Le Secrétaire d'Etat en charge du Logement, Christos Doulkeridis, se réjouit de l'arrêt de la Cour Constitutionnelle qui rejette le recours introduit par le Syndicat des Propriétaires contre l'Ordonnance relative aux sanctions en cas de logement inoccupé. Pour Christos Doulkeridis, "cet arrêt conforte le Gouvernement bruxellois dans sa volonté de lutter contre la crise du logement, en augmentant par tous les moyens possibles la mise à disposition de logements à Bruxelles".

 

Il s'agit certainement d'une étape importante dans la lutte contre les logements inoccupés en Région bruxelloise. En rejetant le recours introduit  par le Syndicat des propriétaires, la Cour Constitutionnelle vient de valider l'Ordonnance adoptée par le Parlement bruxellois le 30 avril 2009 (prise par le Gouvernement bruxellois) relative aux sanctions en cas de logements inoccupés. Cette Ordonnance prévoit d'une part, que les logements laissés inoccupés sans motif légitime pourront dorénavant être frappés d'une amende administrative et d'autre part, que le Président du tribunal de première instance pourra ordonner la réalisation de travaux en vue de la remise du bien sur le marché locatif, contribuant ainsi à diminuer les effets de la crise du logement. En clair, le maintien en inoccupation d’un bâtiment constitue désormais une « infraction administrative ». Enfin, la mesure est innovante en ce qu'elle implique fortement le secteur associatif : des associations agréées sur base notamment de leur connaissance du terrain, pourront alerter l'administration sur l'existence et la localisation de logements inoccupés, ainsi qu'introduire des actions en cessation. L'arrêté organisant cet agrément a déjà été approuvé par le Gouvernement.

 

Pour le secrétaire d'Etat au logement, Christos Doulkeridis, "il s'agit d'un signal fort qui conforte la volonté du Gouvernement bruxellois de lutter contre ce fléau". Et de poursuivre: "si le recours a évidemment retardé la mise en œuvre de cette ordonnance, le Gouvernement n'est pas resté inactif puisque, sur proposition du Secrétaire d'Etat, un service de trois personnes a déjà été mis en place au Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale pour entamer la mise en œuvre du dispositif (une équipe qui préfigure une structure plus large à terme). De plus, nous travaillons actuellement, en concertation avec les communes, aux modalités de mise en œuvre concrètes, administratives et techniques, de l'ordonnance". Christos Doulkeridis s'engage d'ailleurs à continuer à sensibiliser les pouvoirs locaux à ce changement.

 

Par ailleurs, la mesure est innovante en ce qu'elle implique fortement le secteur associatif : des associations agréées sur base notamment de leur connaissance du terrain, pourront alerter l'administration sur l'existence et la localisation de logements inoccupés, ainsi qu'introduire des actions en cessation. L'arrêté organisant cet agrément a déjà été approuvé par le Gouvernement.

 

Avec la refonte des modalités du droit de gestion publique, engrangée au Parlement il y a quelques mois, l'entrée en vigueur de l'ordonnance "logements inoccupés" constituera une seconde avancée importante de la lutte contre les inoccupés depuis le début de la législature.

29 octobre 2009

NON AU BAIL Á DURÉE DÉTERMINÉE DANS LE LOGEMENT SOCIAL

 

SYNDICAT DES LOCATAIRES

 

 

 

jeudi 29 octobre 2009.

 

DOSSIER DE PRESSE

 

 

 


Analyse de deux mesures prises par le Gouvernement Régional en matière de logement social.

1.Introduction

Le Gouvernement Régional a à travers l'accord de majorité opté pour le déblocage de la cotisation de solidarité et pour l'instauration d'un contrat de bail de durée déterminée dans le logement social.

2.La cotisation de solidarité

La cotisation de solidarité est le montant que le locataire ayant un certain montant de revenus doit payé en plus de son loyer et de ses charges. En France, la cotisation de solidarité porte un nom plus explicite: le surloyer.

 

Cette mesure entra en vigueur le 01/01/1997 et afin d'éviter un choc financier trop important vis à vis des locataires concernés, le Gouvernement décida de n'en réclamer, la première année, qu'un cinquième des sommes dûes soit, 20% du total.

 

En 1998, on augmenta dès lors, ladite cotisation de 20% et elle s'établit à 40%.

 

En 1999, constatant une hémorragie considérable de locataires payant cette cotisation et quittaient le logement social, le Gouvernement décida de stopper net ces départs et bloqua à 40% la cotisation de solidarité.

 

Depuis 1999, dès lors, tous les Gouvernements successifs prenaient annuellement un Arrêté afin de proroger le blocage décidé fin 1998.

 

Quelle mouche a donc piqué l'actuel Gouvernement pour relancer après 10 ans cette mécanique infernale?

 

Ce qui est clair pour nous,c'est que le logement social doit impérativement garder les personnes avec un revenu de travail et ce, essentiellement pour éviter l'hyper-concentration dans les cités de logements sociaux des personnes les plus pauvres. En effet, nous constatons que la surconcentration de personnes en difficultés devient en soit un facteur d'exclusion sociale supplémentaire pour les personnes concernées. Le logement social doit donc revenir dans une certaine mesure à tout le moins à ses objectifs de base qui étaient de loger décemment les citoyens ayant un boulot.

 

Pour cela, nous demandons à M. Christos DOULKERIDIS d'attendre au moins un an et une large concertation avec l'ensemble des acteurs du logement afin de trouver une solution à cet épineux problème de concentration de la pauvreté et de ghettodisation du logement social. Nous sommes, en effet, convaincus qu'une des pistes, que le Gouvernement Régional devrait emprunter serait de mettre des pauvres dans les logements moyens tout en laissant des revenus moyens dans le logement social.

 

3. BAIL À DURÉE DÉTERMINÉE

 

L’instauration d’un bail à durée déterminée de 9 ans est sûrement la mesure la plus imbuvable et la plus anti-sociale du programme.

Si nous voulons que demain le logement social devienne un ghetto où les plus pauvres se boufferont entre eux, instaurons immédiatement ce contrat à durée déterminée.

 

Le politique doit avoir une vision prospective et à long terme.

Quand un citoyen a trouvé la solution à son problème de logement, ce même politique ne peut pas, sous prétexte de loger et d’aider un plus démuni, mettre celui qui sera évincé dans les difficultés. Irait-on licencier un travailleur pour donner sa place à un sans emploi?

 

Le principe devant guider nos gouvernants c’est d’augmenter l’offre de logements afin de répondre rapidement à la demande de ceux qui n’ont pas encore trouvé une solution adéquate à leur droit constitutionnel.

 

Toute mesure qui n’accroît pas réellement l’offre absolue de logements, décents à loyer modéré n’est que le cache-sexe d’une politique qui joue sur le symbolique plutôt que sur la réalité.

 

Faut-il rappeler à nos gouvernants qu’historiquement le logement social a pour but de loger décemment à un prix abordable les travailleurs.

 

N’y a-t-il donc pas une contradiction avec les mesures que le gouvernement prend pour aider «les revenus moyens» en dehors du cadre du logement social.

 

En d’autres termes pour éviter le bain de sang social du ghetto, le logement social et plus généralement les logements publics doivent conserver les personnes à revenus moyens en leur sein.

Enfin cette politique n’est pas progressiste.

 

Les fonds investis pour l’accès à la propriétaire sont définitivement acquis au propriétaire aidé par les pouvoirs publics.

 

Pas question pour le propriétaire de rembourser la totalité de l’aide reçue le jour où son salaire dépasse de 10% les revenus d’attribution de l’aide.

 

Pas question de demander au propriétaire assisté de changer de maison vers un bien plus petit lors du départ de ses enfants.

 

En d’autres termes, l’euro public investi dans l’accès à la propriété est définitivement acquis au bénéficiaire!

 

L’Euro public investi dans l’aide locative est acquis temporairement au bénéficiaire.

 

4.Conclusions

Pour ces raisons, nous demandons au Gouvernement en général et à M. DOULKERIDIS en particulier :

  • blocage de la cotisation de solidarité à 40%;

  • mise à la poubelle du bail à durée déterminée;

  • organisation d'une vaste concertation avec l'ensemble du secteur en vue de l'élaboration d'une politique à long terme et durable de l'Habitat et du Droit au Logement.

 

 

POUR LE SL

 

JOSE GARCIA

 

 

1er réaction d'une SISP

 

 

sc LE HOME cv

 

Société coopérative de Locataires – Coöperative Vennootschap van Huurders

Rue du romarin 16 Rosmarijnstraat - Bruxelles 1020 Brussel - Tel: 02/479 07 05 – fax: 02/479 53 05

info@lehome.be

 

 

 

 

 

 

 

 

Mesdames et Messieurs,

 

Le conseil d’administration de la s.c. Le Home s’oppose formellement à l’installation d’un bail social, ainsi qu’à tout déplafonnage des cotisations de solidarité.

 

En effet, la rotation des locataires tous les neufs ans n’apportera aucun logement supplémentaire et à chaque fois les gens chassés du social devront trouver du logement dans le privé. De plus ce système rendrait le fonctionnement et l’entretien des logements sociaux complètement instables. Les locataires ne feraient aucun frais dans leur logement et ceux-ci deviendraient rapidement insalubres. Tout cela représenterait des charges supplémentaires insupportables pour les sociétés de logement social.

 

Quant à la cotisation de solidarité, si elle venait à être augmentée, cela ferait fuir les gens qui paient les plus gros loyers, donc cela représenterait un manque à gagner que nous ne pouvons nous permettre.

 

Nous pensons que toute la règlementation du logement social devrait être revue ainsi que les revenus d’admission et les plafonds du calcul de la cotisation de solidarité.

 

Actuellement ce sont bien souvent les gens qui travaillent qui sont les plus pauvres, car eux ne bénéficient d’aucune aide sociale.

 

Veuillez agréer Mesdames et Messieurs nos salutations les plus distinguées.

 

 

 

 

 

 

Pour le conseil d’administration.

 

Raoul Cosyn

Président

 

 

 

15:25 Écrit par SYNDICAT DES LOCATAIRES TEL: 02/522 98 69 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le home, doulkeridis, bail à durée déterminée |  Facebook |  Imprimer |