20 mars 2014

DYNAMISER LA RÉNOVATION DURABLE À BRUXELLES

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JOSÉ GARCIA ET JEAN BLAVIER

 

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CHRISTOPHE BARBIEUX ET J GARCIA

03 décembre 2013

PAS D'ANTENNES AU MALOU !

SYNDICAT DES LOCATAIRES

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU SYNDICAT DES LOCATAIRES

 

 

Suite à la décision du CPAS de Bruxelles de « suspendre » l'implantation de 9 antennes de téléphonie mobile sur son immeuble de la rue Jules Malou à Etterbeek, le Syndicat des Locataires tient à vous communiquer sa position par rapport à l'acte posé par ledit CPAS.

 

  1. Nous nous réjouissons que le CPAS s'inquiète à ce stade de la procédure des éventuels dangers que de telles implantations peuvent présenter pour la santé des riverains se trouvant à proximité des antennes.

  2. Nous ne comprenons pas pourquoi le CPAS de Bruxelles décide (nous le citons) : « d'instaurer un moratoire sur cette proposition de location pour l'installation d'antennes émettrices d'ondes pour téléphonie sur l'immeuble à l'avenue Malou. » puisqu'en théorie il n'existe aucun engagement légal avec Mobistar. Dans ce cadre le seul moratoire que le CPAS pourrait instaurer c'est en interrompant toute discussion avec les opérateurs de téléphonie mobile.

  1. Faut-il en outre rappeler aux responsables du CPAS qu'il n'existe aucune loi qui les oblige à installer sur les toits de leurs immeubles des antennes de téléphonie mobile ? Et ce même si les opérateurs étaient détenteurs de toutes les autorisations requises !

    Nous ne comprenons pas pourquoi le CPAS fait une telle demande à Bruxelles Environnement. Bruxelles Environnement étant un organisme régional de contrôle du respect de la législation environnementale ne peut en théorie répondre à une telle question. En d'autres termes, la seule réponse que Bruxelles Environnement va fournir au CPAS de Bruxelles c'est effectivement que Mobistar respecte la règlementation en vigueur en Région Bruxelloise et c'est d'ailleurs pour cette raison que cet organisme lui a accordé le 24/09/2013 le permis d'environnement.

  2. Il serait plus judicieux pour le CPAS d'adresser ses questions sur les dangers potentiels des champs électromagnétiques liés à la téléphonie mobile à Madame Laurette Onkelinx, Ministre de la Santé, ainsi qu'à Madame Céline Frémault qui au niveau de la COCOF a également une responsabilité dans ce domaine.

 

Nous demandons enfin au CPAS de consulter les innombrables études qui démontrent que toute émission d'ondes électromagnétiques dépassant 0,6 v/m représentent un réel danger pour la santé de tous les humains et en particulier pour les femmes enceintes et les jeunes enfants (cf résolution 1815 du Conseil de l'Europe du 25/05/2011 et le rapport Bioinitiative 2012).

 

Nous attirons également l'attention du CPAS sur le fait que depuis les années 2003 la grande majorité des assureurs exclu de leur police d'assurance les aléas liés aux champs électromagnétiques et autres radiations émises par les téléphones portables et les antennes relais.

Si les Compagnies excluent de leur garantie de tels risques c'est que ces risques sont bien réels. Dans le cas contraire, pourquoi ces Compagnies ne couvriraient-elles pas ces aléas ?

 

Si les réelles motivations du CPAS sont d'assurer une parfaite protection des habitants, il devrait purement et simplement refuser toute implantation d'antennes dépassant la puissance de 0,6 v/m et ce uniquement sur base des études existantes.

La Commune d'Anderlecht a d'ailleurs voté une motion en novembre 2012 interdisant sur son territoire toute nouvelle implantation d'antenne dépassant les 0,6 v/m.

 

Nous demandons dès lors aux membres du Conseil de l'Action Sociale :

  • De décider d'un moratoire sur l'implantation de toute nouvelle antenne sur leurs immeubles sur base du principe de précaution et ce tant qu'un débat large, sérieux et contradictoire n'ait lieu en Région Bruxelloise.

  • De poser les questions non pas à Bruxelles Environnement mais aux autorités sanitaires compétentes du pays.

  • De renégocier l'ensemble des contrats en vigueur en exigeant des opérateurs qu'ils respectent la norme de 0,6 v/m.

 

 

Fait à Anderlecht, le 3 décembre 2013


José GARCIA

Secrétaire général