05 mai 2017

LES CHAMBRES CAGIBIS

Uccle: Les chambres cagibis des logements sociaux contestées

Arnaud Farr Publié le

Willy CLAUS, du Syndicat des Locataires, est à la base de cette pétition.
 
Une pétition demande la suppression de la facturation pour les chambres excédentaires de moins de 6m2.

De nombreux critères permettent de calculer les loyers dus par les locataires de logements sociaux, et le ménage doit payer un montant supplémentaire par chambre à partir du moment où le ménage a deux chambres de plus que le nombre auquel il a droit, compte tenu de la composition du ménage.

Mais une pétition recueillant 1.000 signatures a récemment été adressée à la Société du Logement de la Région bruxelloise (SLRB) car la loi prévoit que ce montant n’est pas dû pour les chambres excédentaires de moins de 6m2, or ces petites pièces sont actuellement identifiées comme des chambres à part entière par la société immobilière de service public BinHôme d’Uccle.

C’est le syndicat des locataires qui est à la base de cette pétition. "Pour nous, locataires à petits revenus, certaines dispositions de notre législation entraînent des hausses considérables de nos loyers suite au fait que ces minuscules espaces de moins de 6m2 sont considérés comme des chambres à part entière", fait savoir la pétition.

Le secrétaire général du syndicat des locataires, José Garcia, demande un remboursement pur et simple. "Ces petites chambres cagibis ne peuvent être considérées comme des chambres et je trouve normal de supprimer la facturation pour ces espaces", explique-t-il.

Cette problématique s’est invitée en commission Logement du Parlement bruxellois ce jeudi suite à une interpellation de la députée Viviane Teitelbaum (MR). "Cela fait plusieurs années que les locataires à bas revenus payent un loyer qui, pourtant, ne devrait pas être aussi élevé", explique la députée qui a souhaité connaître les mesures envisagées au niveau de la Région.

De son côté, la ministre bruxelloise du Logement Céline Fremault (CDH), explique que la société immobilière s’est engagée à rembourser les sommes indûment payées : "La SLRB a pris contact avec la société gestionnaire et celle-ci reconnaît que suite à des modifications récentes du programme informatique, certaines données ont été altérées avec comme conséquence que certains ménages se sont vus réclamer un complément de loyer malgré le fait qu’une des chambres avait moins de 6m2, ce qui n’est pas légal."

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