28 septembre 2013

EXPULSION D'UN LOCATAIRE ÉVITÉE À LAEKEN

2 ARTICLES DE LA DH

 

 Le Syndicat des Locataires tente de repousser une condamnation non exécutoire... mais fixée à mercredi !

Ce n’est pas José Garcia qui le contesterait. Pour avoir bloqué son loyer sur un compte sous prétexte d’état déplorable de son 128, rue Léopold Ier, Adel Abdessalem n’aura d’autre choix que de quitter l’insalubre toit. Le mardi 7 mai 2013, le tribunal a coulé cette certitude dans celle de la chose jugée. En théorie, le locataire aurait dû vider les lieu dès le 31 mai. Sauf que...

"Deux huissiers sont convaincus que le jugement est exécutable", déplore le secrétaire général du Syndicat des locataires. Or, selon cet expert du terrain, un hiatus reculerait l’échéance, fixée à mercredi matin.

"Les raisons pour lesquelles il doit quitter son toit sont injustes. Il a fait la bêtise de freiner le versement du loyer parce que l’appartement est crade. Il ne faut jamais procéder de la sorte ! Soit. Mais pour être exécutoire, un jugement doit le signifier en toutes lettres. Sinon, en cas d’appel, le jugement est suspendu...", certifie José Garcia. En l’état, Adel Abdessalem, a initié la procédure d’appel en date du 24 juin 2013, c’est-à-dire à heure et à temps. Mais, raconte encore le boss du Syndicat des locataires, les huissiers s’obstinent envers et contre tout; et débarqueront, en principe, mercredi matin pour que l’infortuné déguerpisse.

Selon José garcia, le couple de huissiers s’apprêterait à commettre une "grave erreur". Derniers recours du défenseur de qui n’accède guère à la propriété ? La presse, on l’aura compris, la chambre des huissiers, l’avocat du bailleur et la bâtonnier : "Nous leur lançons un appel ! Dans les deux cas, celui du bâtonnier et celui de la chambre, nous espérons une réponse ce mardi matin".

S’il devait in extremis obtenir gain de cause, le Syndicat des locataires pourrait, à tout le moins, aider le futur expulsé à se retourner. Et à ne pas répéter la sottise qui lui aura coûté rien de moins qu’un logement.

G. Be

24 septembre 2013


social Laeken Plus d’expulsion au 128, rue Léopold Ier !

Secrétaire général du Syndicat des locataires, José Garcia a poussé un ouf de soulagement, hier, en fin d’après-midi. "C’est gagné ! Les huissiers ont suspendu leurs démarches...", s’est-il réjoui. La veille, ce défenseur des plus faibles nous avait alerté sur l’expulsion du 128, rue Léopold Ier que risquait Adel Abdessalem. Condamné à déguerpir, celui-ci s’est trouvé une porte de sortie, grâce au syndicat. Faute d’avoir été explicitement exécutoire, le jugement ne pouvait être exécuté. "Un appel - ce qui fut fait - suspendait cette décision, prévue ce mercredi." Encore fallait-il que le bâtonnier adhère à la thèse défendue par José Garcia. Ce qui fut fait ce mardi. Juste à temps.

G. Be 

25 septembre 2013

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