31 mai 2013

JUSTICE POUR TOUS

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Les associations signataires

 

 

 

Aide aux Personnes Déplacées, Association de défense des allocataires sociaux, Association pour le Droit des Etrangers, Association Syndicale des Magistrats, Atelier des Droits sociaux, Attac Wallonie-Bruxelles, Attac Vlaanderen, Cap Migrants, Caritas International, Centre d’Action laïque, Centre Avec, Centre familial Belgo-Immigré, Centre social protestant, Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association, Centrale Nationale des Employés, Comac en Droit, Collectif Solidarité contre l’Exclusion, Comité Belge d’Aide aux Réfugiés / Comité voor Hulp aan Vluchtelingen, Confédération des Syndicats Chrétiens / Algemeen Christelijk Vakverbond, CSC Bruxelles Halle Vilvorde / ACV Brussel Hal Vilvoorde, Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Etrangers, Défense des Enfants Internationale – Belgique, Démocratie 2000, Droits sans toit, Dynamo International, Equipes populaires, Espace 28, Espace P, Espace social Télé-Service, Fass Fédération des associations, Fédération des Maisons Médicales et des Collectifs de santé francophones, Fédération générale du Travail de Belgique /Algemeen Belgisch Vakverbond, FGTB Bruxelles, FGTB Wallonne, Fédération wallonne des assistants sociaux de CPAS, Forum bruxellois de lutte contre la pauvreté, Free Clinic, Forum Gauche écologie, Gezinsbond, Jesuit Refugee Service Belgium, Jeunesse et Droit, Justice et Paix, Kristelijke werknemersbeweging, La Chom’Hier, Ligue des Familles, Ligue des Droits de l’Homme, Médecine pour le Peuple / Geneeskunde voor het Volk, Mouvement Ouvrier Chrétien, Nederlandstalige Vrouwenraad, Netwerk tegen Armoede, Ordre français des Avocats du barreau de Bruxelles, Pax Christi Vlaanderen, Pax Christi Wallonie-Bruxelles, Platform for International Cooperation on Undocumented Migrants, Point d’Appui, Progress Network Lawyers, Recht op Migratie, Réseau Belge de Lutte contre la Pauvreté/Belgisch Netwerk Armoedebestrijding, Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté, Samenlevingsopbouw, Samenlevingsopbouw Brussel, Service Droit des Jeunes, Service Social de Solidarité Socialiste, Services Sociaux des Quartiers 1030, Syndicat des Avocats pour la Démocratie, Service International de Recherche, d’Education et d’Action Sociale, Syndicat des Locataires, Vie Féminine, Vivre Ensemble, Vluchtelingenwerk Vlaanderen

 

17:36 Écrit par SYNDICAT DES LOCATAIRES TEL: 02/522 98 69 dans ACTIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aide aux personnes déplacées, association de défense des allocataires sociaux, association pour le droit des etrangers, association syndicale des magistrats, atelier des droits sociaux, attac wallonie-bruxelles, attac vlaanderen, cap migrants, caritas international, centre d’action laïque, centre avec, centre familial belgo-immigré, centre social protestant, comité pour la liberté d’expression et d’association, centrale nationale des employés, comac en droit, collectif solidarité contre l’exclusion, comité belge d’aide aux réfugiés comité voor hulp aan vluchteli, confédération des syndicats chrétiens algemeen christelijk vakv, csc bruxelles halle vilvorde  acv brussel hal vilvoorde, coordination et initiatives pour réfugiés et etrangers, défense des enfants internationale – belgique, démocratie 2000, droits sans toit, dynamo international, equipes populaires, espace 28, espace p, espace social télé-service, fass fédération des associations, fédération des maisons médicales et des collectifs de santé fran, fédération générale du travail de belgique algemeen belgisch vak, fgtb bruxelles, fgtb wallonne, fédération wallonne des assistants sociaux de cpas, forum bruxellois de lutte contre la pauvreté, free clinic, forum gauche écologie, gezinsbond, jesuit refugee service belgium, jeunesse et droit, justice et paix, kristelijke werknemersbeweging, la chom’hier, ligue des familles, ligue des droits de l’homme, médecine pour le peuple geneeskunde voor het volk, mouvement ouvrier chrétien, nederlandstalige vrouwenraad, netwerk tegen armoede |  Facebook |  Imprimer |

PCS ALBERT EN FÊTE

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26 mai 2013

MANIFESTATION POUR L'ENCADREMENT DES LOYERS

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REVENDICATIONS

 

Ce week-end, Rudy Vervoort, nouveau Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale, emmène les membres du gouvernement bruxellois en séminaire à la Côte belge, pour faire avancer « quelques dossiers en souffrance » de cette fin de législature.

 

Au même moment et quelle que soit la météo, les Bruxellois descendront dans la rue ce samedi pour exprimer leurs difficultés à trouver un logement. Ce hasard de calendrier (ou signe du destin) leur permet de rappeler au gouvernement que 50% des ménages bruxellois sont dans les conditions de revenu leur permettant théoriquement d’accéder au logement social, que seul 8% du parc de logements est constitué de logements sociaux et que 41.000 ménages sont inscrits sur les listes d’attente.

 

Face à ces chiffres abyssaux, il conviendrait qu’au terme du week-end, le gouvernement puisse enfin tomber d’accord sur quelques nécessités pressantes :

 

1. Puisque les Bruxellois sont aujourd’hui majoritairement logés sur le marché privé qui pratique des loyers insoutenables pour la plupart des familles, il est essentiel de mettre en place un système de régulation des loyers basé sur la réelle capacité contributive des Bruxellois. L’accord de majorité du gouvernement bruxellois prévoyait de faire des pas en ce sens. A un an de la fin de la législature, il est plus que temps d’avancer !

 

2. Le foncier public est un bien commun qu’il convient de préserver en toutes circonstances : il faut mettre un point d’arrêt aux politiques de délestage des terrains publics au profit du marché privé. Les terrains publics doivent servir exclusivement à des fins d’intérêt général (logements aux loyers abordables, équipements collectifs de proximité) et pour une grande part à la construction de logements sociaux.

 

3. Le foncier public étant un moyen déterminant pour endiguer la spéculation immobilière, il convient de se doter d’outils efficaces permettant d’en augmenter la part. Une réforme et un usage soutenu d’outils tels qu’un véritable droit de préemption assorti d’une fixation du prix par les pouvoirs publics sont essentiels et urgents pour contrer la crise du logement.

 

 4. Le territoire étant limité et les besoins en logement énormes, il faut imposer (et non suggérer) aux grands projets immobiliers la construction et la cession d’une part significative de logements (au moins 15% en surfaces, éventuellement modulable si des besoins en équipements sont identifiés) aux pouvoirs publics qui devront les destiner en priorité aux mals logés.

 

Beau temps ou mauvais temps dans le ciel, ce week-end, les Bruxellois exigent avec fermeté une éclaircie sur le front du logement.

 

Communiqué commun aux associations appelant à participer au « Marathon du logement » :

Brusselse raad voor het leefmilieu, Centre Bruxellois d’Action Interculturelle, Chez nous – Bij ons, Collectif ALARM, CSC Bruxelles, Equipes Populaires Bruxelles, Fédération bruxelloise de l’union pour le logement, Inter-Environnement Bruxelles, Ligue des droits de l’homme, Maison de quartier Bonnevie, MOC Bruxelles, Plus Tôt Te Laat, Rassemblement bruxellois pour le Droit à l’Habitat, Syndicat des locataires, Union des Locataires du Quartier Nord, Union des Locataires d’Anderlecht-Cureghem, Woningen 123 Logements.

 

24 mai 2013

 

24 mai 2013

APPEL À L'ACTION NATIONALE/OPROEP NATIONALE  ACTIE

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Signataires de cet appel

De volgende organisaties steunen deze oproep

ABVV - Algemeen Belgisch Vakverbond / FGTB - Fédération générale du Travail de Belgique

ACV - Algemeen Christelijk Vakverbond / CSC - Confédération des Syndicats Chrétiens

ADAS - Association de défense des allocataires sociaux

ADDE - Association pour le Droit des Etrangers

APD - Aide aux Personnes Déplacées

Attac Vlaanderen

Attac Wallonie Bruxelles

Atelier des Droits sociaux

Cap Migrants

Caritas International

Centre Avec ASBL

Centre d’Action laïque

Centre Familial Belgo Immigré

CIRE - Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Etrangers

CLEA - Comité pour la Liberté d'Expression et d'Association

Collectif Solidarité contre l’Exclusion

Comac en Droit

Comité voor Hulp aan Vluchtelingen / Comité Belge d’Aide aux Réfugiés

Democratie 2000

 Equipes populaires

Espace 28 ASBL

FASS - Fédération des Associations

Fédération des Maisons Médicales et des Collectifs de santé francophones

FLBP - Forum Bruxellois de Lutte contre la Pauvreté

Free Clinic

Geneeskunde voor het Volk / Médecine pour le Peuple

Gezinsbond

Jesuit Refugee Service Belgium

Justice et Paix

KWB - Kristelijke Werknemersbeweging

La Chom'hier

Ligue des Droits de l’Homme

MOC - Mouvement Ouvrier Chrétien

Netwerk tegen Armoede

Objectief VZW

Ordre français du barreau de Bruxelles

Pax Christi Vlaanderen

Pax Christi Wallonie-Bruxelles

PICUM

PLN - Progress Lawyers Network

Point d’Appui

Protestants Sociaal Centrum / Centre social protestant

Recht op Migratie

Regionaal Integratiecentrum FOYER VZW

Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté

SAD - Association Syndicale des Magistrats

SAD - Syndicat des Avocats pour la Démocratie

Samenlevingsopbouw Brussel

Service Droit des Jeunes

 

Service Social de Solidarité Socialiste

Services Sociaux des Quartiers 1030

SIREAS - Service International de Recherche, d’Education et d’Action Sociale

Syndicat des Locataires

Vie Féminine

Vluchtelingenwerk Vlaanderen

Vrouwenraad

 

17:47 Écrit par SYNDICAT DES LOCATAIRES TEL: 02/522 98 69 dans ACTIONS, COMMUNIQUÉS DE PRESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : aide juridique, stop au démantèlement du droit à l'assistance juridique, elio di rupo, syndicat des locataires, ciré, ldh, huurdersbond, abvv - algemeen belgisch vakverbond fgtb - fédération générale , acv - algemeen christelijk vakverbond csc - confédération des s, adas - association de défense des allocataires sociaux, adde - association pour le droit des etrangers, apd - aide aux personnes déplacées, attac vlaanderen, attac wallonie bruxelles, atelier des droits sociaux, cap migrants, caritas international, centre avec asbl, centre d’action laïque , centre familial belgo immigré, cire - coordination et initiatives pour réfugiés et etrangers, clea - comité pour la liberté d'expression et d'association, collectif solidarité contre l’exclusion, comac en droit, comité voor hulp aan vluchtelingen comité belge d’aide aux réfu, democratie 2000,  equipes populaires, espace 28 asbl, fass - fédération des associations, fédération des maisons médicales et des collectifs de santé fran, flbp - forum bruxellois de lutte contre la pauvreté, free clinic, geneeskunde voor het volk médecine pour le peuple, gezinsbond, jesuit refugee service belgium, justice et paix, kwb - kristelijke werknemersbeweging, la chom'hier, ligue des droits de l’homme, moc - mouvement ouvrier chrétien, netwerk tegen armoede, objectief vzw, ordre français du barreau de bruxelles, pax christi vlaanderen, pax christi wallonie-bruxelles, picum, pln - progress lawyers network, point d’appui, protestants sociaal centrum centre social protestant, recht op migratie |  Facebook |  Imprimer |

21 mai 2013

AG DES LOCATAIRES DU FOYER SCHAERBEEKOIS 28/05/2013

AG FS MARDI 28:05:2013  .png

Gauches Communes appelle à participer au "Woning Marathon/Marathon du Logement"

Gauches Communes appelle à participer au Woning Marathon du Logement Samedi 25 mai, 14h. Place Rouppe Bruxelles

Gauches Communes appelle à participer au

Woning Marathon du Logement,

samedi 25 mai à 14h.Place Rouppe Bruxelles.

Cette action est organisée à l’initiative du Syndicat des Locataires et une série d’organisations actives (entre autres) autour de la problématique du logement. La revendication de cette manifestation demande aux pouvoirs publics de réagir d’urgence contre la crise du logement. « Il est grand temps d’agir pour produire massivement des logements réellement accessibles, et pour empêcher la hausse des loyers », revendiquent-elles. Vous pouvez trouver plus d’info sur le site www.woning-marathon-logement.be.

Le logement est un des problèmes les plus importants pour la population bruxelloise. Avec le chômage c’est un des facteurs les plus importants qui mène à la pauvreté. Dans notre tract pour les élections communales d’octobre de lannée passée nous écrivions alors:

“Plus de 36.000 familles sont sur des listes d’attente pour un logement social. Découragés, beaucoup qui y ont droit ne s’inscrivent même plus. Car les promesses préélectorales n’ont jamais été tenues. La pénurie de logements sociaux publics tire le coût de l’ensemble des loyers vers le haut. Ainsi, en moyenne, une famille bruxelloise consacre plus de 30% de son budget au logement, ce qui constitue un cadre favorable aux affaires des promoteurs immobiliers et des “marchands de sommeil”. Il est possible d’y remédier par la construction de logements neufs, par l’acquisition ou la location de logements inoccupés à rénover, et par la réquisition si nécessaire.”

Dans notre programme nous avons défendu comme priorité importante la revendication de 60.000 nouveaux logements sociaux publics de qualité afin de résoudre la pénurie dans les communes bruxelloises. Nous pensons que seulement un programme de création massive de logements sociaux peut réellement créer une pression vers le bas sur les prix de loyer dans le secteur privé.

Gauches Communes appelle donc ses membres et sympathisants à participer à cette action. Sans pression, les partis au pouvoir à différents niveaux dans ce pays ne feront rien contre la crise pénible du logement – les expériences des derniers 20 à 30 années nous l’ont montré. C’est seulement en menant la lutte, avec entre autre des manifestations et des actions comme ce marathon, que des concessions peuvent être obtenues. Rendez-vous à la Place Rouppe le 25 mai à 14h!

22:00 Écrit par SYNDICAT DES LOCATAIRES TEL: 02/522 98 69 dans ACTIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gauches communes, syndicat des locataires, woning marathon, marathon du logement, samedi 25 mai |  Facebook |  Imprimer |

20 mai 2013

COURS DE FORMATION DU MERCREDI 29/05/2013: LES COCOLOS

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18 mai 2013

SOLIDARITÉ AVEC LES SDF JAPONAIS

 

JAPON - Appel à la solidarité des sans-abri du parc de Tatekawa Kasenshiki (Tokyo)

 


 

Toutes les versions de cet article : [English] [français] [日本語]

 

La situation des travailleurs journaliers → sans-abri au Japon

 

Nous sommes les sans-abri du parc de Tatekawa Kasenshiki, dans l’est de Tokyo. Le parc où nous habitons a été construit au-dessus d’une rivière remblayée, et s’étend en longueur aux pieds d’une autoroute suspendue. Nous y avons construit des cabanes, c’est là que nous vivons. En 2012, nous avons été victimes de 2 opérations d’expulsion. L’eau courante du parc a été coupée, l’accès aux toilettes a été interdit pendant 4 mois sous prétexte de travaux de rénovation, et les toilettes sont maintenant fermées la nuit. Depuis les travaux de rénovation, le parc est fermé la nuit de 18h à 8h et de grandes grilles de métal en empêchent l’accès. Des barrières de métal de 2 mètres de haut ont été dressées tout autour de notre lieu de vie, et nous sommes enfermés dans un espace restreint. C’est dans ces conditions que nous allons fêter la Journée du travail. Nous lançons donc, à nos camarades du monde entier qui comme nous luttent contre les expulsions, un appel à la solidarité.

 

Lors de la « haute croissance » des années 1960 et 1970, dans un contexte d’exode rural et d’immigration vers les villes, de nombreux travailleurs journaliers furent employés partout au Japon dans l’industrie de la construction et les travaux publics. Des milliers de ces travailleurs étaient rassemblés dans les marchés de travail journalier dits « yoseba ». Chaque matin un placeur leur assignait leur lieu de travail pour la journée. De nombreux jeunes, que l’on appela « kin no tamago » – « les œufs d’or » –, furent ainsi employés massivement dans les usines et magasins des villes. Leurs conditions de travail étaient pénibles et dangereuses.

 

Les travailleurs journaliers habitaient des « hanba », ces baraquements d’ouvriers où le lieu de vie se confond avec le lieu de travail. Les droits des travailleurs y étaient peu respectés et les cas de travaux non-payés et de violence de la part des employeurs étaient fréquents. Ces hanba prenaient pour modèle l’exploitation de la main-d’œuvre chinoise et coréenne des colonies japonaises qui a pris fin après la Seconde Guerre mondiale.

 

Au début des années 1980, l’économie japonaise entre en dépression du fait de la hausse du yen ; c’est l’époque de la bulle financière puis de son éclatement vers la fin des années 1980. Au début des années 1990, en raison de l’éclatement de la bulle, du changement de la structure de l’industrie et du vieillissement des travailleurs journaliers, ces derniers se firent massivement expulser des hanba. Ceux qui n’avaient même plus les moyens de se loger dans les « doya » (logements pas chers où le loyer se paye à la journée) se retrouvèrent à la rue. Ils se virent obligés de dormir dehors et construisirent des maisonnettes dans les espaces publics aux alentours des yoseba. Dans ces campements improvisés, il y avait non seulement des travailleurs journaliers mais aussi des ouvriers d’usine et des salariés. Des tentes améliorées et des maisonnettes en dur furent dressées dans presque tous les parcs importants de Tokyo, qui furent bientôt pleins à craquer. C’était une occupation entièrement spontanée.

 

Les pratiques administratives de l’époque écartaient de leurs droits ceux qui n’avaient plus de logement. Sans enregistrement de domicile, l’accès à « l’assistance publique » (le système d’aide financière aux pauvres) était refusé aux sans-abri, à moins qu’ils aient plus de 65 ans ou qu’ils soient malades au point d’être emmenés aux urgences. Le gouvernement avait décidé de ne rien faire pour soutenir les chômeurs. Exclus du système d’aide sociale et devant l’indifférence du gouvernement, seule l’entraide au sein des campements de sans-abris permettait à ces derniers de survivre dans le combat quotidien contre la faim, le froid et les maladies.

 

Au début des années 2000, la politique néolibérale du gouvernement Koizumi accentua la précarité de l’emploi en assouplissant la réglementation du travail. Le code du travail fut révisé pour le pire, et le travail intérimaire devint de plus en plus courant chez les jeunes. On dit qu’à cette époque les aspects du travail journalier et des yoseba se sont répandus à l’échelle de toute la société. En l’absence de nouvelles mesures contre le chômage et alors que les aides aux entreprises sont systématiquement coupées, le Japon est frappé de plein fouet par la crise mondiale des subprimes que déclenche la faillite de Lehman Brothers. Les travailleurs intérimaires sont licenciés les uns après les autres, alors même qu’il n’existe aucune mesure sociale pour les soutenir. Bien que la crise touche peu ceux qui étaient déjà à la rue, les pertes d’emploi entrainent de nouvelles pertes de logement.

 

Le gouvernement, qui avait jusqu’alors réussi à cacher l’exclusion des travailleurs journaliers et des sans-abri du système d’assistance publique, ne peut plus ignorer l’existence des nombreux chômeurs créés par le choc Lehman. Le gouvernement demande alors que les pratiques administratives discriminatoires concernant l’attribution de l’assistance sociale soient modifiées, et que les allocations soient aussi accordées aux pauvres, en plus des personnes âgées ou handicapées. Un tel changement de pratiques administratives reflète la volonté du gouvernement de maintenir l’ordre public lors de grands changements sociaux.

 

Bien que les critères d’accès à l’assistance publique soient devenus moins restrictifs, les pratiques d’application de la loi d’assistance publique sont toujours fortement critiquées. Sous prétexte d’abus pourtant peu nombreux de la part des allocataires, les médias dénigrent systématiquement le recours à l’assistance publique et stigmatisent les allocataires. Les vexations aux guichets de l’assistance publique, ainsi que les refus abusifs des demandes d’allocations sont toujours nombreux. C’est dans ce contexte qu’une réduction du budget de l’assistance publique risque d’être imposée, sans la moindre évaluation des besoins réels en allocations.

 

Alors que des réformes rétrogrades sont assénées à l’assistance publique, le système de protection sociale lui-même est de plus en plus utilisé comme outil de discrimination envers les sans-abris. Les pratiques administratives sont toujours aussi discriminatoires. Les sans-abri se font fréquemment refouler des guichets de l’assistance sociale, et dans les cas où les demandes d’allocations sont acceptées, les sans-abris sont contraints de vivre dans des établissements privés crapuleux, dont les patrons sont complices de l’administration.

 

Alors que le réaménagement urbain progresse et que des expulsions ont lieu dans les parcs et les berges sous prétexte de « dépollution de l’espace urbain », c’est le dispositif de protection sociale lui-même qui est utilisé pour faire disparaître les sans-abri. En échange de l’attribution d’allocations, l’administration exige des allocataires qu’ils renoncent à la vie dans la rue, et qu’ils s’installent dans des appartements. C’est la technique classique de la carotte et du bâton...

 

Actuellement, l’est de Tokyo est en plein réaménagement urbain. La nouvelle tour de transmission de Tokyo – le « Sky tree » –, ouverte en mai 2012, est devenue une attraction touristique, entraînant la création d’énormes centres commerciaux aux alentours, ainsi que l’expulsion des sans-abri. Le long de la rivière Sumida, un sans-abri a été retrouvé noyé quelques jours après avoir été chassé de son lieu de vie par des employés de l’arrondissement. Nous pensons que les travaux de réfection du parc de Tatekawa font partie d’un plan de réaménagement de toute la zone à proximité du Sky tree. Un circuit de canoë-kayak et un terrain de futsal payants ont été construits après les travaux de rénovation. L’utilisation du terrain de futsal coûte 10,000 yens l’heure (environ 78 euros). Par ailleurs, le parc est maintenant fermé la nuit, comme une gated community. C’est dans ce contexte que de violentes opérations d’expulsion se sont répétées envers les sans-abri du parc de Tatekawa Kasenshiki.

 

Nous luttons contre de telles expulsions depuis maintenant 4 ans alors que cela fait près de 20 ans que les plus anciens sont installés dans le parc. Beaucoup vivent de travaux journaliers ou collectent des cannettes et des journaux pour le recyclage. Avant les travaux de rénovation du parc, la mairie de l’arrondissement n’a mené aucune action pour informer les populations démunies de leurs droits à la protection sociale. Pendant 20 ans, les pauvres ont bâti leurs propres abris, trouvé du travail, et ont survécu en s’entraidant, sans aide de l’assistance publique. C’est pourquoi beaucoup sont critiques lorsqu’on leur propose la protection sociale en contrepartie de leur expulsion (ceux qui acceptent de partir sont bien sûr soutenus dans leurs démarches administratives par des associations de soutien). Le mode de vie de ces sans-abri reflète la lutte de tous ceux qui se trouvent en bas de l’échelle sociale. C’est un combat très serré que les pauvres mènent pour maintenir leur existence sans dépendre des autorités, et ainsi préserver leur dignité d’êtres humains. Nous souhaitons nous rapprocher de nos camarades du monde entier à travers ce combat et nous en appelons à votre solidarité !

 

Contact

 

San’ya Rodousha Fukushi Kaikan, 1-25-11 Nihonzutsumi, Taito-ku, 111-0021 Tokyo, Japon
Courriel : san-ya[AT]sanpal.co.jp
Blog : http://san-ya.at.webry.info/
Twitter : @sanyadesu

 

 

 

15 mai 2013

Les loyers grimpent, descendons dans la rue !

 

Les loyers grimpent, descendons dans la rue !

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14 mai 2013
 

La crise du logement qui sévit à Bruxelles est de plus en plus aigüe. Forcés de consacrer une part toujours plus critique de leurs revenus à se loger, nombre de Bruxellois et de Bruxelloises éprouvent de plus en plus de mal à trouver un logement accessible et de qualité. Depuis plus de 20 ans, les politiques mises en place par les autorités ont été incapables de répondre à la situation parfois dramatique dans laquelle glissent de nombreux ménages. Il est grand temps d’agir pour produire massivement des logements réellement accessibles, et pour empêcher la hausse des loyers.

L’échec des politiques régionales

Alors que près de 50% des familles de la capitale sont dans les conditions d’accès à un logement social, cet ancien « fer de lance » de nos politiques sociales ne représente que 8% du parc de logements de notre Région (+/- 39.000 unités). Des aides considérables ont été attribuées pour soutenir la rénovation de logements publics comme privés, mais leurs effets sont restés plus que limités pour certaines couches de la population. Pendant ce temps, la construction de nouveaux logements publics accessibles aux plus bas revenus est restée dramatiquement insuffisante. Le bilan du Plan Logement de 2004 est particulièrement décevant : sur les 5000 logements publics locatifs annoncés pour 2009, seuls 1040 étaient sortis de terre fin 2012. En 10 ans (2002-2011), on n’a réalisé que 440 logements sociaux supplémentaires, alors le nombre de ménages sur les listes d’attente a augmenté de 16.000 (pour atteindre aujourd’hui 41.000 ménages). Pourquoi cette lenteur ?

Les pouvoirs publics se sont peu à peu tournés vers d’autres politiques que le logement social : aides à l’acquisition, Agences Immobilières Sociales, Fonds du Logement,… Autant de dispositifs qui constituent désormais le corps de la politique du logement de notre Région. Ceci explique sans doute le glissement sémantique opéré au début de cette législature : aujourd’hui, plus personne ou presque n’utilise le terme de « logement social », on ne parle plus que de logements à « gestion publique et à finalité sociale »… La production de logements réellement sociaux semble bel et bien au point mort, remplacée par un logement semi-privé/semi-public souvent acquisitif. Avec quelles conséquences à long terme ?

Même les Sociétés Immobilières de Service Public, en charge du logement social, seront désormais, avec l’entrée en vigueur du nouveau Code du Logement, habilitée à gérer un certain quota de logements moyens. Bruxelles ne cesse de creuser son fossé social, elle exclut les plus pauvres et peine à retenir la classe moyenne.

Un bon plan pour le logement ?

La crise du logement public n’est en fait « que » la partie apparente du problème. Logements insalubres, sur-occupation, vendeurs de sommeil, endettement, expulsions,… Les situations individuelles vécues par un nombre croissant de ménages sont moins médiatisées, mais pas moins interpellantes. Les demandes d’aide auprès des CPAS et associations de première ligne sont en hausse constante, alors que la situation générale du logement ne donne aux ménages en détresse aucune perspective pour sortir de leurs difficultés.

Pendant ce temps, le Gouvernement semble ne plus jurer que par « l’internationalisation » comme remède aux problèmes de sous-financement de la Région. Il mène des politiques de rénovation urbaine favorisant des hausses immobilières qu’aucun dispositif légal ne cherche à encadrer sérieusement. Il offre les rares réserves foncières de Bruxelles à des investisseurs en quête de profits…

Face à cette situation dramatique, il est grand temps que notre Gouvernement prenne la mesure des véritables enjeux qui traversent notre ville et les décisions qui s’imposent. Des mesures d’encadrement des loyers couplées à une forte taxation des logements vides devraient permettre une modération durable des loyers sur le marché privé. La production massive de logements publics locatifs, dont une grande part de logements sociaux, est l’autre grand chantier qui permettrait d’enrayer ce cycle infernal. Ces mesures de bon sens impliquent d’arrêter les politiques diminuant la maîtrise publique du foncier, et de réserver aux seules conditions sociales modestes les aides publiques permettant l’accession à la propriété dans notre territoire confiné.

À l’heure où le Gouvernement finalise son nouveau Plan Régional de Développement Durable, censé traduire les grandes priorités d’actions de la Région à l’horizon 2020, nous réclamons avec force qu’il adopte de telles mesures. Bruxelles a besoin d’urgence d’une politique ambitieuse d’accès équitable au logement ! Cela doit être l’un des principaux objectifs de tout plan de développement.

Le 25 mai, nous appelons les habitants à soutenir ces revendications lors d’une mobilisation festive dans les rues de Bruxelles : une marche qui mettra en scène le parcours du combattant pour trouver un logement décent et abordable dans la capitale.

 

Carte blanche publiée dans « Le Soir » en ligne, le 14 mai 2013

Signataires :
Brusselse raad voor het leefmilieu, Centre Bruxellois d’Action Interculturelle, Chez nous – Bij ons, Collectif ALARM, CSC Bruxelles, Equipes Populaires Bruxelles, Fédération bruxelloise de l’union pour le logement, Inter-Environnement Bruxelles, Ligue des droits de l’homme, Maison de quartier Bonnevie, MOC Bruxelles, Plus Tôt Te Laat, Rassemblement bruxellois pour le Droit à l’Habitat, Syndicat des locataires, Union des Locataires du Quartier Nord, Union des Locataires d’Anderlecht-Cureghem, Woningen 123 Logements.


13 mai 2013

TOUS À LA MANIF DU 25/5/2013

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09:21 Écrit par SYNDICAT DES LOCATAIRES TEL: 02/522 98 69 dans ACTIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : manifestation, syndicat des locataires, huurdersbond |  Facebook |  Imprimer |

03 mai 2013

MARATHON DU LOGEMENT

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marathon du logement


Grand Marathon du logement, le 25 mai à Bruxelles !


Les loyers grimpent, descendons dans la rue !

À Bruxelles, la crise du logement frappe de plus en plus durement les plus pauvres mais aussi les classes moyennes.

Le 25 mai, plusieurs organisations bruxelloises (IEB, BRAL, Ligue des droits de l’homme, CSC-Bruxelles, FEBUL, MOC-Bruxelles, Equipes Populaires – Bruxelles, IEB, Syndicat des Locataires, …) appellent à manifester pour demander la mise en œuvre urgente de solutions telles que la construction massive de logements publics, notamment sociaux, et l’encadrement des loyers sur le marché privé.

Afin de porter ces revendications dans l’espace public avec force et bonne humeur, elles organisent le Marathon du chercheur de logement, mettant en scène la disparité entre l’offre et la demande, les listes d’attente, les obstacles et les discriminations…

Rendez-vous samedi 25 mai à 14h sur la place Rouppe pour vous inscrire.

Nombreux lots de consolation à la clef !

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De Grote Woning Marathon, op 25 mei in Brussel !

Huurprijzen exploderen, kom manifesteren!

De wooncrisis slaat ongenadig toe bij de armsten onder de Brusselaars maar laat zich ook steeds meer voelen bij de Brusselse middenklasse.

Op 25 mei, roepen verschillende Brusselse organisaties ( BRAL, Ligue des droits de l’homme, ACV-Brussel, BFHV, MOC-Brussel, Equipes Populaires-Brussel, IEB,Huurdersbond,…) op om te betogen. Ze vragen dringende actie voor enerzijds een massale constructie van publieke, en meer bepaald sociale, woningen, en anderzijds voor een regulatie van de huurprijzen op de privémarkt.

Om deze eis publiek te maken zullen we het hindernissenparcours verbeelden dat veel Brusselaars moeten doorworstelen om een woning te vinden: de kloof tussen vraag en aanbod, de wachtlijsten, de obstakels en discriminaties, en natuurlijk de te hoge huurprijzen…

Afspraak op zaterdag 25 mei om 14u op het Rouppeplein

Er worden veel troostprijzen voorzien !

01 mai 2013

TLB: Halte au démantèlement du droit à l’aide juridique !

TLB 1:05:2013 droit à l’aide juridique.png

 

(cliquez sur l'image pour lire la vidéo)

 

KARINE TRIMBOLI, MICHEL VLIES ET JOSÉ GARCIA