22 octobre 2010

PAS D'EXPULSIONS SANS RELOGEMENT

 

Poussés dehors rue des Fleuristes

(21/10/2010)

BRUXELLES

Deux risques d’expulsion, le 29 octobre, rue des Fleuristes. Pour des faits n’étant “plus d’actualité”

LOGEMENT Deux familles du 40, rue des Fleuristes risquent d’être jetées de ces toits sociaux gérés par la Sorelo, au soir du 29 octobre. Une injustice ? Indubitablement, aux yeux de José Garcia, tête de pont du rigoureux Syndicat des locataires. “La Sorelo a voulu faire un exemple, je pense. Parce que les faits reprochés remontent à deux ans”, explique celui-ci.

Cas numéro 1 : le fils de famille, 19 ans, handicapé mental a, dixit notre témoin, “décon- né”. Mais vit depuis en institution. Cas numéro 2 : éconduit, un ex-boyfriend de la demoiselle de maison, fit du pétard. Réaction, encore de José Garcia. “Rien à voir, en tant que tel avec la famille !” Encore plus fort : entre-temps, la jeune femme a carrément déménagé.

Du genre remonté dès lors que des soucis sociaux surgissent, José Garcia va même plus loin. Parle de deux jugements par défaut. “Le premier n’est pas exécutable parce que les époux n’avaient pas été convoqués. Mais la Sorelo a, par la contrainte, obtenu que les locataires signent un préavis.” On vous fait grâce de la complexité de ces dossiers. Sauf que le vigilant syndicaliste note que les deux familles font opposition à la décision d’expulsion.

En pratique ? Les jugements sont attendus dans huit mois pour l’une; dans quatorze, pour l’autre. Avec une hérésie à la clé : ces Bruxellois n’auront les moyens de se défendre qu’après s’être fait jeter.

Suspendons la décision !, tonne derechef un José Garcia pointant encore, ça et là, une “violation de la circulaire de la SLRB”, de même qu’un “cas flagrant d’injustice” pour ces deux familles, de respectivement quatre et trois enfants.

Non pas que la Société régionale de logement refuse de commenter ces affaires. Mais sa présidente, Fatima Moussaoui, n’entend anticiper en rien l’option que prendra le conseil d’administration, le 26 octobre. Sauf à souligner, tout de même, que si “rien n’est acquis d’avance”, la Sorelo doit trancher sur base de “faits graves”. “Nous sommes sur ces dossiers depuis plusieurs mois”, se borne-t-elle à indiquer. “En juin 2007 déjà, lorsque je suis arivée, il y avait des pépins…”


G. Be
© La Dernière Heure 2010

17:19 Écrit par SYNDICAT DES LOCATAIRES TEL: 02/522 98 69 dans ARTICLES DE PRESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syndicat des locataires, expulsion, expulsions de locataires, huurdersbond |  Facebook |  Imprimer |

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